Haute-Vienne

Limoges - Bellac - Chalus - Saint-Léonard











Limoges
Vacances, Tourisme et Hébergements

137 000 habitants
Altitudes : 294 m
Superficie: 77,45 km²
Population : 137 502 hab.

Limoges est la préfecture du département de la Haute-Vienne et chef-lieu de la région Limousin. Limoges est ville fleurie (4 fleurs) et Ville d'art et d'histoire depuis le 24 janvier 2008. Bâtie de part et d’autre de la Vienne Limoges marque le point de commencement des contreforts ouest du Massif Central.
Limoges est appelée, en occitan: Lemòtges, Limòtges. En référence à son passé historique, tels les évènements ouvriers de 1905 ou la tradition de vote de gauche, la ville est parfois surnommée la ville rouge. Elle est également surnommée « capitale des arts du feu » en raison de l’implantation historique dans la ville de l’industrie de porcelaine, de renommée internationale, et de l’artisanat de l’émail et des vitraux.
Construite initialement autour de deux noyaux historiques, le Château et la La Cité, la ville de Limoges s'est peu à peu, aux XIXe et XXe siècles, étalée autour de ces centres, dépassant les remparts médiévaux, dont seul le tracé, repris par les boulevards Gambetta ou Louis Blanc par exemple, est encore visible.
Le centre-ville possède deux coeurs historiques: :
le quartier du Château, qui rassemble les rues commerçantes, le centre "économique" de la ville, plusieurs bâtiments publics et administratifs importants : préfecture, conseil général, opera Théâtre, halles, cinéma, etc , . Son architecture est diversifiée : les maisons médiévales à colombages, comme celles du quartier de la Boucherie, côtoient les immeubles Art déco du Verdurier, édifiés après de vastes opérations de grandes démolitions d'ensembles anciens entrepris depuis la Révolution.
la Cité, dominant la Vienne, il est occupé en son centre par la cathédrale, à partir de laquelle rayonnent d'étroites rues médiévales telles la rue des Allois ou la rue Porte-Panet. Le musée et les vastes jardins de l'Évêché s'étendent dans la partie sud du quartier. L'architecture est quasi-uniquement ancienne, caractérisée par les maisons à colombages. Le seul élément important récent est le Conseil régional, situé sur le boulevard de la Corderie, ancienne limite de la Cité. Le quartier "aisé" des Emailleurs, bâti autour du square du même nom, occupe le sud-ouest de cette grande zone.

Historique

La ville historique a été fondée à la période romaine au sein de la tribu des Lémovices, sous le nom d’Augustoritum, à la fin du Ier siècle avant notre ère, sur le versant orienté au Sud-Est, dominant la Vienne.
La ville subit au IVe siècle les invasions barbares et la population quitte progressivement la ville antique , une partie trouve refuge dans la Cité fortifiée.
Au début du VIIIe siècle, les Francs s’emparent de la ville. C’est l’époque du futur célèbre saint Éloi, originaire de Chaptelat. En 848, les gardiens du tombeau de saint Martial prennent l'habit monastique. Ainsi nait, à côté de la Cité, le monastère de Saint-Martial dont le rayonnement suscitera une nouvelle agglomération, le castellum Sanctis-Martialis, le Château.
Au Xe siècle, Saint Martial devient le protecteur de la ville suite au miracle du mal des ardents (maladie causée par la consommation de pain de seigle ergoté) : l’exposition de ses reliques a permis la guérison des malades accourus dans la ville. Depuis, tous les sept ans, ont lieu à Limoges et en Limousin les ostensions : on ressort les reliques des saints pour une procession en mémoire de cet épisode de l’histoire régionale.
Au XIIe siècle, le vicomte Adémar fait incendier la Cité mais fut condamné à la reconstruction. En 1370, la Cité, vassale du roi d'Angleterre, ouvre ses portes aux troupes du roi de France ; le Château voisin reste fidèle au roi anglais. Le Prince Noir, quoique malade, accourt à la tête de son armée, met le siège devant la Cité et fait creuser une mine sous les remparts. La brèche faite, le massacre est grand mais bien moins que ne l'affirme Froissart dans ses chroniques. La Cité ne se relèvera jamais vraiment de ce drame.
Limoges est assez peu affectée par la Réforme. Par contre, au XVIIe siècle, la Contre-Réforme eut une grande importance dans la ville : six compagnies de pénitents sont créées (noirs, rouges ou pourpres, et blancs, qui ont laissé leurs noms à des rues de la ville, mais aussi gris, bleus et "feuille-morte", d'après la couleur de leur tenue). De nombreux couvents sont fondés (Visitation, ursulines, etc.), d'autres réformés (bénédictins, Saint-Martin des feuillants, etc.). Le collège des Jésuites, enfin, oriente la formation des élites limougeaudes.
Au XVIIIe siècle, l’intendant Turgot améliore considérablement le réseau routier limousin, relance l’économie limougeaude, favorise la création et le développement d’industries textiles, du cuir... Mais le véritable tournant est celui de 1765 : un gisement de kaolin est découvert à Saint-Yrieix-la-Perche, à 40 km au sud de Limoges. L’industrie de la porcelaine est lancée.
La Révolution est peu marquée à Limoges. En 1792, la Cité et le Château sont enfin réunis, formant une commune unique.
La ville rouge
Limoges doit son surnom de ville rouge aux mouvements ouvriers de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle. Ainsi, en 1848, des émeutes très graves marquent les élections législatives; en 1851, Limoges tente de s'opposer au coup d'état de Louis-Napoléon Bonaparte, avant de connaître, en 1871, un très éphémère, mais tragique, épisode de Commune. La CGT est créée à Limoges en 1895. Enfin et surtout, en avril 1905, une protestation, contre les pouvoirs exhobitants des contremaîtres dans le milieu ouvrier de la porcelaine (usine Théodore Haviland, notamment) et de la chapellerie (usine Beaulieu) tourne à l'émeute, causant un mort, Camille Vardelle.



Haut de page


Limoges

Capitale de la porcelaine, cette ville est constituée de 2 parties:
- la cité épiscopale autour de la cathédrale
- celle du château sur le versant voisin autour de l'abbaye St Martial qui est le quartier actif et commerçant.

Ville natale de
- Sadi Carnot (1837-1894) homme politique et Président de la République
- Maréchal Bugeaud (1789-1849) héros et devant sa notoriété au célèbre air : "as-tu vu la casquette...au Père Bugeaud"
- Auguste Renoir, ce peintre impressioniste fit ses débuts comme peintre sur porcelaine.

Du pont St-Etienne (1210) composé de 8 arches en arc brisé formant un dos d'âne, la cité nous offre une belle vue d'ensemble.

Notons parmi les manifestations :
- en janvier, février, tous les 2 ans: "Danse-Emoi" au Centre Culturel Jean Gagnant.
- en septembre, octobre: festival International des Francophonies en Limousin: "Théâtre et Création de l'Espace Francophone"
- en juilet, août, les années paires: fête Internationale des Arts de l'email.